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Points de vue

Quand les relations publiques sont mises à mal

Annick Bélanger

Annick Bélanger
Associée directrice, bureau de Montréal, CASACOM

Le 6 juillet dernier, la nouvelle de l’octroi, sans appel d’offres, d’un imposant contrat à un consultant externe pour des services de relations publiques par un établissement public de santé de Montréal, qui a mal à sa réputation, a créé beaucoup de remous tant dans la classe politique que dans l’univers des communications.

Cette nouvelle a fait le tour des médias francophones comme anglophones au Québec. Outre l’accent mis sur le montant important du contrat, certains titres étaient révélateurs quant à la perception négative et réductrice du type de travail effectué par les consultants en relations publiques : « Un contrat de 600 000 $ avec un stratège des communications pour redorer l’image du CUSM » (Journal de Québec, le 6 juillet 2014).

Pour redorer l’image. « De faiseurs d’image » à spin doctors, ces expressions sont fréquemment utilisées pour expliquer ce que font les professionnels en relations publiques comme s’il s’agissait de vendeurs du temple. Ce raccourci, loin de s’enfarger dans les nuances ou de traduire l’étendue de la pratique, démontre bien qu’encore aujourd’hui, ce secteur d’activité reste mal compris, voire méconnu. Il mériterait certainement lui aussi une campagne de relations publiques!

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Lac-Mégantic: leçons d’une crise bien gérée

Pierre GinceÀ l’approche du premier anniversaire de la tragédie sans nom survenue au cœur de la municipalité de Lac-Mégantic, le moment est opportun pour analyser avec un certain recul, les faits saillants de la gestion de cette crise.

Retour sur une situation qui, même hautement improbable, démontre que quelques gestes sont à poser en toutes circonstances, et que d’autres sont à éviter.

À faire:

  • reconnaître qu’il n’existe aucun livre qui donnerait une recette infaillible de gestion de crise pour toutes les situations possibles… et qu’il faut composer avec des faits et, aussi, l’instinct du principal décideur
  • informer rapidement les différents publics que la haute direction a la situation bien en main et… à coeur
  • donner l’information disponible et vérifiée aux médias, au fur et à mesure (ne pas attendre de tout connaître dans les détails)
  • s’excuser sincèrement (s’il y a lieu)

À éviter:

  • reprendre les activités «comme à l’habitude», sans tenir compte que la crise a probablement été occasionnée par une erreur de gestion
  • laisser les avocats prendre le contrôle des communications!

Pour y voir clair dans la transparence

Isabelle-PerrasIsabelle Perras

VICE-PRÉSIDENTE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE, CITOYEN OPTIMUM

 

S’il existe un terme galvaudé, employé à toutes les sauces sans trop comprendre sa signification, c’est bien le mot transparence.

Souvent, plutôt que de désigner l’ensemble des informations dont un citoyen attentif aurait besoin pour juger des causes et des conséquences d’une décision, le terme est employé par des citoyens ou groupes de pression pour accuser les élus de cachotteries. Or, l’information que détient le gouvernement se décline en trois catégories : 1) confidentielle et secrète, 2) accessoire et inutile, 3) détaillée et essentielle à l’analyse rigoureuse pour faciliter sa prise de décision. Sans clarifier tout cela, on continuera longtemps de réclamer de la transparence sans jamais obtenir celle qu’il nous faut.

Doit-on tout dire et tout révéler? Sûrement pas. Ce serait au-delà de la naïveté. Quand un ministre des Finances décide de modifier les impôts des entreprises ou le traitement fiscal des revenus de placement, il est impératif que cela demeure un secret étanche jusqu’à la lecture du budget. Quand des policiers mènent une enquête sur les agissements d’un citoyen soupçonné de gestes criminels, cela doit rester secret jusqu’au dépôt éventuel d’accusations. C’est vrai, que les soupçons soient fondés, pour éviter la destruction des preuves, ou qu’ils ne le soient pas, pour éviter la destruction des réputations. De la même manière, la vie privée des élus et des fonctionnaires ne concernent qu’eux-mêmes et leurs proches. Si la vie privée de nos dirigeants devient un objet légitime de curiosité, quels arguments nous restera-t-il pour nous opposer à la surveillance clandestine de nos concitoyens?

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La revanche des duchesses

Carnaval

fr.canoe.ca

À l’aube de sa 60e édition, la direction du Carnaval de Québec a pris le pari de transformer sensiblement cet événement majeur, et ce, tout en protégeant son ADN. Pari relevé avec brio, ce qui constitue une véritable leçon de gestion.

Durant la dernière année, le Carnaval a revu de fond en comble son modèle d’affaires, ce qui a permis l’augmentation de l’achalandage sur le site.

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Faut-il craindre Paul Arcand ?

Pierre Gince

Pierre Gince, ARP

Président, DIRECTION Communications stratégiques

 

Paul Arcand au 98,5FM, Paul Larocque à TVA, Benoit Dutrizac au 98,5FM, Michel C. Auger à ICI Radio-Canada Première et Sylvain Bouchard au FM93 : ils sont un petit groupe d’intervieweurs à se démarquer, depuis plusieurs années, au sommet des cotes d’écoute à la radio et à la télévision.

Et ce qui est paradoxal, c’est qu’un très grand nombre de décideurs et d’influenceurs de tous les milieux les écoutent assidûment, mais… évitent leur micro !

L’une des questions que je me fais le plus souvent poser par des clients, des collègues ou des étudiants est la suivante : « Faut-il accorder des entrevues à Paul Arcand et aux autres intervieweurs incisifs ? ».

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Le plus grand risque est désormais réputationnel

François Taschereau

Encore trop peu d’entreprises d’ici déploient des mesures de protection de leur réputation; François Taschereau, vice-président exécutif de Weber Shandwick Canada et directeur général, Montréal, du réseau, revient sur les risques associés à cette question.

Le risque réputationnel est le plus grand parmi ceux auxquels les organisations font face aujourd’hui, surtout à cause de l’impact des médias sociaux, selon une étude réalisée récemment auprès de hauts dirigeants de grandes organisations par Deloitte.

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L’éthique n’est pas qu’un code

Approche déontologique ou éthique: Mylène Forget, présidente de Massy Forget Langlois relations publiques, et Michel Séguin, titulaire de la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Uqam et associé de Praxie éthique stratégique, se penchent sur la meilleure stratégie à adopter.

 

Il ne se passe pas un jour sans que l’actualité ne fasse état d’un scandale d’ordre éthique au sein d’une organisation. À ce jour, ce qu’on peut tirer comme enseignement de la commission Charbonneau, c’est que nul n’est épargné. En effet, cette réalité touche autant les entreprises privées que publiques, voire les partis politiques.

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Un porte-parole pour votre marque ou votre cause?

Yvon Desautels, président de Capital-Image, s’intéresse aux meilleures stratégies pour trouver le porte-parole idéal.

Lors de la grand-messe médiatique des prochains Jeux olympiques d’hiver, plusieurs marques internationales mettront de l’avant des personnalités emblématiques pour se mettre en scène et faire valoir leurs messages. C’est une stratégie qui a fait ses preuves.

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L’engagement comme gage de la confiance

Anik Trudel, directrice générale, et Alexis Pinard, conseiller d’Edelman Montréal, posent une réflexion sur la notion d’engagement à l’ère du «relationnel 3.0»

«Qu’on soit client, conseiller ou simple consommateur, les médias sociaux ont engendré une sorte de transsubstantiation de nos communications sensorielles et intellectuelles, rendant pertinente plus que jamais la prophétie de Marshall McLuhan: «Le message, c’est le média».

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Être crédible en matière de responsabilité sociale

François Morin, président de Morin Relations publiques, se penche sur la responsabilité sociale en entreprise au Québec.

«On constate aujourd’hui une hausse exponentielle des attentes des consommateurs et des citoyens envers le milieu des affaires, surtout en ce qui concerne la responsabilité sociale des entreprises (RSE). À l’instar du développement durable, passé du statut d’empêcheur de tourner en rond à celui de nécessité incontournable, la RSE s’impose petit à petit comme le comportement « attendu » et « normal » des entreprises citoyennes.

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