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Points de vue

La revanche des duchesses

Carnaval

fr.canoe.ca

À l’aube de sa 60e édition, la direction du Carnaval de Québec a pris le pari de transformer sensiblement cet événement majeur, et ce, tout en protégeant son ADN. Pari relevé avec brio, ce qui constitue une véritable leçon de gestion.

Durant la dernière année, le Carnaval a revu de fond en comble son modèle d’affaires, ce qui a permis l’augmentation de l’achalandage sur le site.

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Faut-il craindre Paul Arcand ?

Pierre Gince

Pierre Gince, ARP

Président, DIRECTION Communications stratégiques

 

Paul Arcand au 98,5FM, Paul Larocque à TVA, Benoit Dutrizac au 98,5FM, Michel C. Auger à ICI Radio-Canada Première et Sylvain Bouchard au FM93 : ils sont un petit groupe d’intervieweurs à se démarquer, depuis plusieurs années, au sommet des cotes d’écoute à la radio et à la télévision.

Et ce qui est paradoxal, c’est qu’un très grand nombre de décideurs et d’influenceurs de tous les milieux les écoutent assidûment, mais… évitent leur micro !

L’une des questions que je me fais le plus souvent poser par des clients, des collègues ou des étudiants est la suivante : « Faut-il accorder des entrevues à Paul Arcand et aux autres intervieweurs incisifs ? ».

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Le plus grand risque est désormais réputationnel

François Taschereau

Encore trop peu d’entreprises d’ici déploient des mesures de protection de leur réputation; François Taschereau, vice-président exécutif de Weber Shandwick Canada et directeur général, Montréal, du réseau, revient sur les risques associés à cette question.

Le risque réputationnel est le plus grand parmi ceux auxquels les organisations font face aujourd’hui, surtout à cause de l’impact des médias sociaux, selon une étude réalisée récemment auprès de hauts dirigeants de grandes organisations par Deloitte.

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L’éthique n’est pas qu’un code

Approche déontologique ou éthique: Mylène Forget, présidente de Massy Forget Langlois relations publiques, et Michel Séguin, titulaire de la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Uqam et associé de Praxie éthique stratégique, se penchent sur la meilleure stratégie à adopter.

 

Il ne se passe pas un jour sans que l’actualité ne fasse état d’un scandale d’ordre éthique au sein d’une organisation. À ce jour, ce qu’on peut tirer comme enseignement de la commission Charbonneau, c’est que nul n’est épargné. En effet, cette réalité touche autant les entreprises privées que publiques, voire les partis politiques.

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Un porte-parole pour votre marque ou votre cause?

Yvon Desautels, président de Capital-Image, s’intéresse aux meilleures stratégies pour trouver le porte-parole idéal.

Lors de la grand-messe médiatique des prochains Jeux olympiques d’hiver, plusieurs marques internationales mettront de l’avant des personnalités emblématiques pour se mettre en scène et faire valoir leurs messages. C’est une stratégie qui a fait ses preuves.

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L’engagement comme gage de la confiance

Anik Trudel, directrice générale, et Alexis Pinard, conseiller d’Edelman Montréal, posent une réflexion sur la notion d’engagement à l’ère du «relationnel 3.0»

«Qu’on soit client, conseiller ou simple consommateur, les médias sociaux ont engendré une sorte de transsubstantiation de nos communications sensorielles et intellectuelles, rendant pertinente plus que jamais la prophétie de Marshall McLuhan: «Le message, c’est le média».

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Être crédible en matière de responsabilité sociale

François Morin, président de Morin Relations publiques, se penche sur la responsabilité sociale en entreprise au Québec.

«On constate aujourd’hui une hausse exponentielle des attentes des consommateurs et des citoyens envers le milieu des affaires, surtout en ce qui concerne la responsabilité sociale des entreprises (RSE). À l’instar du développement durable, passé du statut d’empêcheur de tourner en rond à celui de nécessité incontournable, la RSE s’impose petit à petit comme le comportement « attendu » et « normal » des entreprises citoyennes.

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Y a-t-il assez d’hommes en relations publiques?

Pierre Gince, président de Direction Communications stratégiques, pose une réflexion sur la disparition de l’équilibre hommes-femmes en relations publiques.

«Davantage que ce titre volontairement accrocheur, les véritables questions à se poser sont celles-ci: est-il néfaste que l’équilibre hommes-femmes soit disparu en relations publiques? Et puisque l’écart continuera de se créer, quels seront les impacts sur la relève et l’avenir de notre profession?

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Communiquer en 2013: trois phénomènes, 10 conséquences

En 2013, LinkedIn sera-t-il le nouveau Facebook? Les relations publiques et la mobilité ne feront-elles qu’un? Et le twivage, cette forme de télé sociale, fera-t-il long feu? Marie-Josée Gagnon, présidente et fondatrice de Casacom, fait le point.

«Si vous êtes comme moi, la myriade de prédictions publiées chaque année vous interpelle, mais vous donne aussi le tournis. Je vous propose de regarder l’évolution des communications par la lorgnette de phénomènes sociaux désormais bien présents. Voici trois phénomènes et leurs conséquences pour nous, communicateurs.

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La confiance en chute libre : retrouvera-t-elle ses lettres de noblesse en 2013?

Par Anik Trudel, directrice générale, Edelman Montréal

 

La confiance du public est en chute libre.

Rien d’étonnant, me direz-vous, alors que le Québec est aux prises avec une tourmente économique et politique interminable. Selon le Conference Board du Canada, au cours du seul moins de novembre 2012, l’indice de confiance des consommateurs québécois a reculé de 5,7 points de pourcentage. Cette observation rejoint également les constats obtenus dans d’autres rapports et sondages préparés par des grands joueurs de l’industrie : la confiance subit les inévitables contrecoups de la conjoncture économique ainsi que les affres des allégations de  corruption.

Cette crise affecte la crédibilité que le public accorde à nos grandes institutions – gouvernements, entreprises, organisations non gouvernementales et les médias – ainsi qu’à leurs porte-parole.

Comment faire tourner le vent du scepticisme?[1]

Les entreprises doivent passer d’un style de gestion purement opérationnelle à un style de leadership dit « sociétal » : le niveau de confiance des consommateurs est plus élevé vis-à-vis des entreprises qui valorisent leurs employés et sont à leur écoute, priorisent la satisfaction de leurs clients avant la génération de profits à tout prix, développent des pratiques d’affaires éthiques, sont transparentes en cas de crise, et qui se soucient de l’environnement et des communautés. Tout cela peut sembler une évidence, pourtant nous avons été témoins d’exemples contraires à ces meilleures pratiques au cours de la dernière année.

Le président et chef de la direction n’est pas toujours le meilleur porte-parole : à part les cas de crise qui impliquent un tort causé à la collectivité ou un rappel de produit, les chefs de direction ne sont plus la figure de proue attendue par le public. En 2012, seulement 32 % les considèrent crédibles lorsque vient le temps de se former une opinion sur une entreprise, une chute de 12 % par rapport à 2011. Les porte-parole officiels des gouvernements n’ont pas davantage trouvé grâce aux yeux du public, se retrouvant au dernier rang des personnes jugées crédibles. Il ne faut donc pas hésiter à faire appel à des universitaires, des spécialistes ou à des experts techniques de l’entreprise puisqu’ils constituent une source d’information des plus valorisée.

Il ne faut pas non plus sous-estimer l’importance d’un nouveau type de porte-parole qui se taille une place de choix dans le cœur du public depuis 2006 : « la personne comme vous et moi ». Pour la première fois, « Monsieur et Madame Tout-le-monde » se sont retrouvés en 2012, au troisième rang du palmarès des porte-parole jugés les plus crédibles pour se former une opinion au sujet d’une entreprise.

À cet égard, les employés pèsent lourd dans la balance de la confiance accordée aux organisations. En effet, tout comme la « personne comme vous et moi », la cote de l’employé a bondi de près de 30 % entre 2011 et 2012. Les évènements entourant la grève chez Rio Tinto Alcan ou la fermeture d’Aveos constituent de bons exemples de cet état de fait.

Les entreprises devront accroitre leur créativité dans leur façon de communiquer et devenir plus attentives aux besoins exprimés par un public de plus en plus informé et exigeant, afin de redonner au mot confiance ses lettres de noblesse.



[1] Source : Baromètre de la confiance 2012, Edelman – données canadiennes.